Tout d'abord, je tiens à présenter sincèrement mes excuses auprès de nos compatriotes anglophones ainsi que nos concitoyens résidant au Cambodge sur le fait que le français est préféré à l'anglais pour écrire ce blog, en revanche je suis tout à fait conscient que sa lecture n'est pas accessible au plus grand nombre d'entre vous.
J'espère en revanche pouvoir faire la traduction dès que l'occasion se présente. Par contre, vous pouvez toujours intervenir en anglais pour engager des dialogues entre nous.
Alors que la biographie et les ouvrages de nos légendaires de toujours dans les chansons classiques et traditionnelles : Sin sisamuth, Ros sérey sothea, Pen rorn, Huoy meas...Meas samorn ont été largement relayés par les médias, nombreux sont ceux qui ignorent ou omettent l'histoire de notre cher patrimoine cinématographique des années 1960-70.
Estimé à quelque trois cent films avant 1975, le catalogue du cinéma khmer se réduit à ce jour à une vingtaine de chefs d'oeuvre rescapés dont la qualité d'image et de son laisse à désirer. La destruction a été particulièrement massive, seules les informations fragmentaires subsistent via un certain nombre de photos couvrant les boîtes de CD et plusieurs centaines de chansons cinéma, sans pour autant nous permettre d'identifier l'origine de chaque pièce.
Inutile de rappeler ce que représentent les films khmers des années 70 dans le cœur de chacun d’entre nous, quand on sait que durant cette période de guerre, le seul lieu de distraction pour les jeunes, était la salle du cinéma. Bien meilleur que la qualité des films thaïlandais de l’époque, notre cinéma khmer - outre d’énormes talents de nos acteurs, actrices - devait en partie sa fierté à nos chers chanteurs, chanteuses et compositeurs ( Sin sisamuth, Ros sérey sothea, Pèn rorn, Huoy meas, In yéng, Ung Song Seum, Ung nary…Voy ho, Has salorn, Mè bun, Pov Sipho…) qui ont largement contribué à valoriser ce segment de notre patrimoine culturel, via des centaines de chansons cinéma de très haut niveau.
Si rien n'est entrepris dès maintenant pour transformer les mémoires humaines en documents écrits, d'ici à trente ans, il ne restera plus rien du cinéma khmer durant l'âge d'or et tout sera perdu définitivement en laissant une page blanche d'histoire non écrite dans le grand livre de notre septième art.
Au-delà de l'hommage que nous sommes tenus à rendre à nos éternelles stars ( acteurs, actrices, chanteurs, chanteuses et autres comédiens de tout genre ) qui ont perdu dans l'atrocité leurs vies durant ce temps obscur, c'est dans l'esprit de sauvegarder ce qui reste de notre inestimable actif culturel, d'une part et d'autre part, d'offrir à tous les amoureux du cinéma khmer une rétrospective nostalgique, que ce blog est conçu.
Pour que nos films produits durant les années 60-70 demeurent toujours vivants, il appartient à chacun d'entre nous de rendre à notre cinéma khmer ce que nos défunts stars nous avaient offert en spectacle dans le temps. Ce faisant, tout sera mis en œuvre de sorte qu’à des échéances plus ou moins proches :
- Soient centralisés toutes les informations qui concernent de près et de loin notre cinéma avant 1975 ( films, acteurs, actrices, réalisateurs, producteurs...).
- Soient reclassées à leurs bonnes places, toutes les chansons cinéma « soundtrack » en vidéo ou par défaut en audio, pour que la génération nouvelle s'y retrouve, c'est dire puisse connaître leur origine.
- Soit diffusée en ligne une vingtaine de films survécus au naufrage de 1975.
- Soient répertoriées les différentes photographies du cinéma dont nous disposons à ce jour.
Pour ma part, avant de parvenir au stade actuel, j'ai passé depuis plus de trente ans, une large partie de ma vie au détriment de mon intérêt personnel et celui de mes proches à recoller les morceaux éparpillés visant à reconstituer l'histoire du cinéma khmer des années 60-70 en faisant appel notamment à ma mémoire. Cependant, seuls les films sortis entre 1969 et 1975 ont été identifiés avec plus ou moins de détails, alors que mes souvenirs sur les chefs d'oeuvre les plus anciens ( 1960-1969 ) restent tout à fait dérisoires donc non exploitables, en raison de mon jeune âge.
Vis à vis des informations diffusées qui restent toutefois à être finalisées, vos avis contradictoires me permettront de davantage fiabiliser ce blog évolutif. J'en appelle pour les besoins de la bonne cause, à toutes les bonnes âmes de la génération 50-60 ans qui se souvient encore de quelques choses sur le cinéma khmer notamment sur la biographie, le parcours des acteurs ou actrices, le titre du film non mentionné, l'appartenance d'un film non identifiable, les stars non citées interprétant les films mentionnés, l'origine d'une chanson non répertoriée... de se manifester en vue de communiquer des renseignements crédibles et utiles permettant de compléter les cases manquantes.
Je tiens à remercier en particulier natesterx qui se montre très disponible et fournit en nombre les vidéos et images, mais aussi Darrenvkham, Sport2006, Buriram27, Kysokkim, jeffmagic32, Khmerboyz148, Lavaseek,...
ainsi que tous celles et ceux qui ont diffuseé sur leurs blogs ou sur Youtube des coupures de films et chansons en vidéo ou karaoké, de nature à alléger considérablement ma tâche dans la requête des images et des sons destinée à alimenter et enrichir le présent blog.
Enfin, il serait judicieux d’en appeler à nos Autorités publiques actuellement en place de bien vouloir songer à ce que certains lieux publics et monuments célèbres qui poussent actuellement en nombre à Phnom Penh ou ailleurs, soient baptisé à nos braves afin de symboliser au moins pour les principaux d'entre eux, un culte de souvenirs, en fonction du poids de l'engouement populaire qui leur est respectivement attribué.
Il serait absolument fabuleux de voir apparaître entre autres sur notre cher territoire, l'aéroport international Sin sisamuth, le centre commercial Ros sérey sothea, le pont Pèn rorn, le musée Huoy meas, l'hopital public Vichara dany, la grande avenue Kong sam oeun, le rond point Chea yuthorn, le lycée Som van soudany, le centre culturel Kim nova ou encore le cinéma Nob nèm...
Pour être tout à fait complet, il ne faut pas non plus perdre de vue qu’en dehors du monde de cinéma et de musique, nous disposions dans le temps, dans les autres disciplines culturelles, des actifs de valeur notamment au sein de notre théâtre national ( Mao bun thorn, Nhek sokhom, Meas kork, Huoy meas, Yok kèm…) ou encore notre théâtre basak avec nos deux inoubliables et irremplaçables énormes stars ( Saing sarun et Chék mach ) à qui nous devons une vive et sincère pensée.